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MAGIC SOFT

MAGIC SOFTWARE CRACK BAND

Crackers francais periode 85/88

2 Membres pour cette team

James Bond & Merlin

 

pour son logo si dessous , Merlin l'avait recupéré dans le jeu GAUNTLET de USGOLD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez les crack de MAGIC SOFT dans la section 3614 AMCHARGE

 

interview de LONGSHOT : la légende Magic Software

 

 

 

 

Mic:

Bonjour Serge , que peux tu nous apprendres de "Magic Sofware" , nouzotre , merlin , bond

Serge:

Merlin de Magic Software était effectivement mon premier pseudo. A l'époque (1983), le cpc n'existait pas encore. Je me suis attaqué à quasiment toutes les protections sur oric 1. J'avais fini par créer un "déplombeur" appelé "Incrust", qui se comportait comme un virus résident. Il suffisait de charger ce programme, puis de charger ensuite le jeu normalement, et enfin de l'arrêter tranquillement (par un break pour les prog avec un peu de basic qui étaient légion, ou via un reset soft pour les 100% assembleur). 90% des protections se faisaient avoir...

 

 

J'étais encore lycéen, et j'ai fait la connaissance de Nicolas, qui causait le même langage "opcode" que moi (c'était rare à l'époque, nous étions des animaux étranges). Il possédait un dragon 32 et avait accès à un zx spectrum. Il craquait également de son côté sous le pseudo James Bond (pseudo aussi original que le mien ).

 

Lorsque j'ai créé mon premier jeu vidéo sur oric (atlantis en 1985), cobra soft m'avait demandé de l'adapter à d'autres plateformes (spectrum, thomson et cpc). Nicolas a participé à la version spectrum et amstrad. Nous avons donc découvert en même temps le cpc en bossant chez une voisine qui possédait un 464. Nicolas m'a fait découvrir le z80a. Quelques mois après, nos premières royalties nous ont chacun permis d'acheter le 6128 qui venait juste de sortir, et nous avons commencé à craquer des jeux. Le plus mémorable étant l'adaptation de "way of the tiger" sur disquette.

 

Nous comptions développer sur cpc un jeu 100% assembleur que j'avais commencé sur oric.

Nicolas améliorait nettement son outil graphique qui avait servi à Atlantis. Malheureusement, il a du partir très peu de temps après aux états unis et il s'est désintéressé du cpc (il vit aujourd'hui à Paris et retravaille dans l'informatique). J'ai continué à mes "activités" cpc seul en continuant à signer de nos deux pseudos. J'ai donc croisé le fer avec la plupart des grosses protections de l'époque. Celle créée par Rémi Herbulot pour Ere et celle du Nécromancien sont les plus complexes que j'ai vu. Elles étaient "soignées" et m'ont demandé plus de 4 heures, même si le plus gros défaut de la protection ere était d'être générique, comme l'étaient les speedlock.

 

En 1986, c'était devenu industriel. Nous nous cotisions avec quelques amis pour louer un week-end une dizaine de jeux récents, et toutes les protections sautaient pendant le week-end. Plus rien ne résistait. Je commençais à avoir une notoriété "inquiétante" et j'ai un peu levé le pied lorsqu'un jour, un homme est venu me parler alors que je faisais les courses avec ma mère. Je ne l'avais jamais vu. C'était un médecin qui voulait que je lui vende des softs. (ce que je n'ai jamais fait, même si qq personnes aux lycée faisait commerce de jeux que j'avais craqué).

 

Mon prof de philo est devenu ami avec moi et s'est découvert une fibre de cracker en achetant les interfaces "hacker" et "multiface 2". Cette dernière cartouche était un vrai bulldozer pour un pirate car quasiment rien ne pouvait résister. Les jeux "copiés" ne pouvaient fonctionner que si une interface était là. Romantic Robot flirtait avec la légalité en prétextant que c'était destiné à la copie privée et que l'interface était obligatoire. Mais deux personnes ayant l'interface pouvaient échanger leurs jeux...

 

Mon prof de philo, qui agissait sous le pseudonyme "Nouzotre" (je lui ai fait une intro d'ailleurs) ( INTRO NOUZOTRE ), m'a prêté sa multiface pour que je l'étudie. Mon cpc avait un prb avec car tout plantait après une 1/2 heure. Je n'osais donc pas l'acheter car le prb semblait venir de mon cpc et l'idée de ne plus me mesurer à la protection m'emmerdait beaucoup.

J'ai tout de même étudié la rom de la cartouche et j'ai créé un loader universel ( ANTI-MULTIFACE )capable de charger un jeu sans la cartouche, moyennant l'utilisation d'une banque du 6128 (puisque la cartouche utilisait 8 k de ram pour restaurer les 64 k). J'ai filé ce programme à mon prof pour qu'il puisse se servir de ses "crack", et j'ai oublié. C'est en arrivant à Paris, en 1989, comme Logon system, que j'ai été surpris de voir comment ce petit soft avait circulé : un rédacteur d'amstrad 100% me l'a montré comme le saint graal, en lui reprochant un petit prb dans des cas rares. Il a été très surpris que je connaisse l'outil et que je sois capable de sortir dans la foulée la version 1.1 correctrice... Cela étant dit, ca reste pour moi un outil "mécanique" qui manquait de poésie....

 

Mes activités de crack se sont arrêtées vers 1987-88, car j'avais trop de boulot pour mes études. En 88, j'ai bossé pour une boite de jeu (ubi) . Je n'avais vraiment plus le temps pour les jeux. De toute manière, toutes les protections se ressemblaient et les sociétés investissaient davantage sur Atari et Amiga, plutôt que dans de nouvelles protections. Le dernier "crack" (non diffusé) que j'ai fait était pour le compte de "ubi" qui m'avait demandé de tester la protection du jeu "skatewars". Ils m'ont envoyé la version anglaise qui a résisté 1/2 heure. ( SKATE BALL CRACKED ) L'auteur de la protection française (Rubi) m'a alors envoyé sa version qui a résisté 2 heures. C'était un bon score pour le marché, si on excepte que beaucoup de "cracker à la cartouche" (X-or, Famous Cach, ...) sévissaient alors de manière moins "noble" (si on peut utiliser ce terme )

 

En effet, une cartouche permet de "passer" les cryptages les plus complexes sans même avoir à les comprendre. Ca a toujours eu à mes yeux moins de valeur qu'une personne s'attaquant à une protection avec comme seul outil sa tête (quoi que on peut appuyer sur le bouton de la cartouche avec sa tête ). C'est un peu la nuance entre attaquer une protection pour le défi intellectuel qu'elle propose, et attaquer une protection avec pour objectif majeur la "rentabilité" de l'opération (vitesse, diffusion, échange, vente...) Bien sûr, certains détracteurs diront que la cartouche n'affranchit pas d'un certain "travail", notamment pour les jeux à chargement, mais cela reste vrai à fortiori vrai également pour celui qui n'utilise pas la cartouche.

 

Voila, j'ai fait un petit tour d'horizon dans ma mémoire sur le sujet.

A+

Longshot